01/05/2015

Leçon de vocabulaire :


les cris des animaux 

Tu le sais, bien sûr depuis longtemps, le coq chante, cocorico,
la poule caquette,
 le chien aboie quand le cheval hennit
et que beugle le bœuf et meugle la vache,
 l'hirondelle gazouille,
 la colombe roucoule et le pinson ramage
Les moineaux piaillent,
le faisan et l'oie criaillent quand le dindon glousse
 La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse
Et le chat comme le tigre miaule,
l'éléphant barrit,
l'âne braie, mais le cerf rait
Le mouton bêle évidemment et bourdonne l'abeille
La biche brame quand le loup hurle.
Tu sais, bien sûr, tous ces cris-là mais sais-tu ?
Que le canard nasille, les canards nasillardent !
Que le bouc ou la chèvre chevrote
Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte
Que le paon braille,
que l'aigle trompète
Sais-tu ?
Que si la tourterelle roucoule,
le ramier caracoule et que la bécasse croule
que la perdrix cacabe,
que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse,
la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit.
Tu sais tout cela ? Bien. Mais sais-tu, sais-tu ?
Que l'alouette grisole ?
Tu ne le savais pas. Et peut-être ne sais-tu pas davantage
que le pivert picasse .
C'est excusable !
Ou que le sanglier grommelle,
que le chameau blatère .
Et que c'est à cause du chameau que l'on déblatère ! Tu ne sais pas non plus peut-être
que la huppe pupule
Et je ne sais pas, non plus, si on l'appelle en Limousin la pépue Parce qu'elle pupule ou parce qu'elle fait son nid avec de la chose qui pue. Qu'importe ! Mais c'est joli
la huppe pupule !
Et encore sais-tu ? Sais-tu que la souris, la petite souris grise: Devine ! La petite souris grise chicote. Avoue qu'il serait dommage d'ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir,
que le geai cajole !"

02/03/2015

   Invitation de la Folie !


     (fable de Jean de la Fontaine).

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La Folie décida d'inviter ses amis pour prendre un café chez elle.
Tous les invités y allèrent.
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Après le café la Folie proposa :
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- On joue à cache-cache ? 
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- Cache-cache ? C'est quoi, ça ? demanda la Curiosité.
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- Cache-cache est un jeu. Je compte jusqu'à cent et vous vous cachez.
Quand j'ai fini de compter… je cherche, et le premier que je trouve sera le prochain à compter.  
Tous acceptèrent, sauf la Peur et la Paresse. 
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- 1, 2, 3… La Folie commença à compter.
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L'Empressement se cacha le premier, n'importe où.
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La Timidité, timide comme toujours, se cacha dans une touffe d'arbre. 
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La Joie courut au milieu du jardin.
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La Tristesse commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d'endroit approprié pour se cacher. 
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L'Envie accompagnle Triomphe et se cacha près de lui derrière un rocher.
La Folie continuait de compter tandis que ses amis se cachaient.
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Le Désespoir était désespéré en voyant que la Folie était déjà à 99. 
CENT ! cria la Folie, je vais commencer à chercher...
La première à être trouvée fut la Curiosité, car elle n'avait pu s'empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait le premier découvert.
En regardant sur le côté, la Folie vit le Doute au-dessus d'une clôture ne sachant pas de quel côté il serait mieux caché.
Et ainsi de suite, elle découvrit la Joie, la Tristesse, la Timidité...
Quand ils étaient tous réunis, la Curiosité demanda : 
- Où est l'Amour ?
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Personne ne l'avait vu.
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La Folie commença à le chercher. Elle chercha au-dessus d'une montagne, dans les rivières au pied des rochers. 
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Mais elle ne trouvait pas l'Amour.
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Cherchant de tous côtés, la Folie vit un rosier, prit un bout de bois et commença à chercher parmi les branches, 
lorsque soudain elle entendit un cri : C'était l'Amour, qui criait parce qu'une épine lui avait crevé un œil.
La Folie ne savait pas quoi faire. Elle s'excusa, imploral'Amour pour avoir son pardon et alla jusqu'à lui promettre de le suivre pour toujours. 
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L'Amour accepta les excuses.    
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Aujourd'hui, l'Amour est aveugle et la Folie l'accompagne toujours...



26/09/2014

L'isolement

alt=Description de cette image, également commentée ci-après Alphonse de LAMARTINE


                    Né à Mâcon le 21 octobre 1790
                    Mort à Paris le 28 février 1869 (source wikipedia)

                   L'isolement
                   
                  Souvent sur la montagne, à l'ombre du vieux chêne,
                  Au coucher du soleil, tristement je m'assieds:
                  Je promène au hasard mes regards sur la plaine,
                  Dont le tableau au changeant se déroule à mes pieds.

                 Ici gronde le fleuve aux vagues écumantes;
                 Il serpente, et s'enfonce en un lointain obscur;
                 Là le lac immobile étend ses eaux dormantes
                 où l'étoile du soir se lève dans l'azur.

                Au sommet de ces monts couronnés de bois sombres,
                Le crépuscule encore jette un dernier rayon;
                Et le char vaporeux de la reine des ombres
                Monte et blanchit déjà les bords de l'horizon.

               Cependant, s'élançant de la flèche gothique,
               un son religieux se répand dans les airs;
               Le voyageur s'arrête, et la cloche rustique
               Aux derniers bruits du jour mêle de saints concerts

              Mais à ces doux tableaux mon âme indifférente
              N'éprouve devant eux ni charmes ni transports;
              je contemple la terre ainsi qu'une ombre errante
              Le soleil des vivants n'échauffe plus les morts

              De colline en colline en vain portant ma vue,
              Du sud à l'aquilon, de l'aurore au couchant,
              Je parcours tous les points de l'immense étendue
              Et je dis; "Nulle part le bonheur ne m'attend"

             Que me font ces vallons, ces palais, ces chaumières,
             Vains objets dont pour moi le charme est envolé?
             Fleuves, rochers, forêts, solitudes si chères,
             Un seul être vous manque et tout est dépeuplé!  
                  
            Que le tour du soleil ou commence ou s'achève,
            D'un œil indifférent je suis dans son cours;
            En un ciel sombre ou pur qu'il se couche ou se lève
            Qu'importe le soleil? je n'attends rien de ces jours  

           Quand je pourrais le suivre en sa vaste carrière
           Mes yeux verraient partout le vide et les déserts;
           Je ne désire rien de tout ce qu'il éclaire;
           Je ne demande rien à l'immense univers:

           Mais peut-être au delà des bornes de sa sphère
           Lieux où le vrai soleil éclaire d'autres cieux,
           Si je pouvais laisser ma dépouille à la terre,
           ce que j'ai tant rêvé paraîtrait à mes yeux!

           Là, je n'enivrerais à la source où j'aspire;
           Là, je retrouverais et l'espoir et l'amour
           Et ce bien idéal que toute âme désire,
           Et qui n'a pas de nom au terrestre séjour!

           Que ne puis-je porté sur le char de de l'aurore,
           Vague objet de mes voeux, m' élancer jusqu'à toi
           Sur la terre d'exil pourquoi resté-je encore?
           Il n'est rien se commun entre la terre et moi.

          Quand la feuille des bois tombe dans la prairie,
          Le vent du soir s'élève et l'arrache aux vallons
          Et moi je suis semblable à la feuille flétrie
          Emportez moi comme elle, orageux, aquilons!

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12/09/2014

Rions ensemble


L'Avarice :
Un couple se promène en ville.
Au moment de passer devant une bijouterie, la femme demande au mari :
- Mon amour, tu ne m'achèterais pas un collier ?
- Pourquoi ? t'en as marre de te promener en liberté?

L'Envie :
«Les nouveaux voisins sont tellement amoureux», s'exclame la femme à son
 mari," il l'embrasse, la caresse, la prend dans ses bras, pourquoi, ne fais-tu pas la même chose?"
«Parce que je ne connais pas la voisine.»


L'Espérance :
La femme : «Qu'est-ce que tu fais !
Le mari : «Rien.»
La femme : «Rien...? Ça fait une heure que tu lis le certificat de
 mariage.»
Le mari : «Je cherche la date d'expiration.»

La Vérité :
Une femme demande à son mari :
Qu'est-ce que tu aimes le plus chez moi, la beauté de mon visage ou mon corps sexy!
Il la regarde de la tête aux pieds et dit :
«Ton sens de l'humour !!!»
 



Pensées du jour amitié








                                        source: pensées du jour

18/08/2014

Ode à la pomme de terre




Que vous soyez en robe de chambre ou en chemise,
Sans pelure ou drapées de Mousseline.
Vous restez toujours Duchesse ou Dauphines !
Parfois atteintes de Vapeur, mais rarement soufflées,
Vous gardez la ligne allumette et la taille noisette !
Vous êtes délicieuse à croquer, tant que vous n’ avez pas germé !
Vous êtes délicieuses à croquer, surtout dorées.
Mais meilleures encore quand vous êtes sautées !

Quand de vos maris, j’ épluche la conduite,
Je découvre qu’ avec vous, ils ont la frite.
Ils sortent sans pelure, même s’ ils pèlent de froid
Pour eux, même si vous n’ êtes plus des primeurs,
Vous demeurez d’ éternelles nouvelles !
Pour vous, ils se laissent arracher les yeux,
Friper la peau et meurtrir la chair :
Car, comme les pommes de terre,
Ils ont des yeux, une peau et une chair !
Sans vous, ils sont dans la purée,
Sans vous, ils en ont gros sur la patate,
Alors que de la société, ils sont le gratin !
     Pomme de terre, je vous aime.

Provenance  et auteur inconnus

31/07/2014

homme de couleur

Cher frère blanc,

Quand je suis né, j'étais noir, 
Quand j'ai grandi, j'étais noir, 
Quand je vais au soleil, je suis noir, 
Quand j'ai peur, je suis noir, 
Quand je suis malade, je suis noir... 
Quand je mourrai, je serai noir.... 

Tandis que toi, homme blanc.... 
Quand tu es né tu étais rose, 
Quand tu as grandi, tu étais blanc, 
Quand tu vas au soleil, tu es rouge, 
Quand tu as froid, tu es bleu, 
Quand tu as peur, tu es vert, 
Quand tu es malade, tu es jaune, 
Quand tu mourras, tu seras gris..

Et après cela, tu as le toupet de m'appeler 

"Homme de COULEUR" !